LE SKI : MON SPORT BIEN-AIME. PAR FANNY.
Terrain de jeu
LE SKI : MON SPORT BIEN-AIME. PAR FANNY.

Fanny, c’est les yeux qui s’allument dès les premières chutes de neige et le plaisir de dévaler les pentes qui ne l’a jamais quitté. Elle nous raconte sa passion pour le ski, et les émotions que ce sport lui procure.

1/Mes débuts à ski

Comme la plupart de ceux qui arrivent au haut niveau, je suis née avec des skis aux pieds ! J’ai commencé à skier avec des petits skis en bois à lanières que mon père avait fabriqué pour mes sœurs et moi. Mes premières glissades, je les ai faites dans le jardin de mes parents, mais celles dont je me rappelle, ce sont celles dans la maison. A vrai dire ça ne glissait pas du tout, mais je mettais tout le temps les skis aux pieds. Ma mère devait les cacher !

Le sport ça vient souvent des parents, et dans mon cas, c’est exactement ça. Une maman professeur d’EPS et monitrice de ski, un papa moniteur de ski et de voile, on a essayé tous les sports durant notre enfance. Mais l’hiver c’était le ski pendant 5 mois. Et moi, j’aurais voulu que ça dure toute l’année.

2/Ski : du loisir à la compétition

Après quelques années de ski alpin, ce qui m’a donné un solide bagage technique, je suis passée « du côté obscur de la force » en 1987, un an après les premiers championnats du monde de ski freestyle (ski acrobatique à l’époque). J’étais époustouflée par les performances de ces skieurs d’une autre planète. Les sauts, la créativité, l’esprit de liberté, ça me fascinait. J’avoue, ma sœur pratiquait la discipline et elle avait l’air de tellement s’éclater, que ça a joué dans ma décision de changer de sport.

Tout s’est enchaîné très vite. Après une seule saison, un titre de vice-championne de France senior en poche (alors que j’étais encore junior), j’intègre l’équipe de France. Coupe de France, d’Europe, puis du Monde, je me spécialise dans les bosses et je progresse vite. J’en veux. Mon but : être la première championne olympique à Tignes en 1992. Hélas, je me blesse gravement au genou. Je suis sélectionnée, mais je ne peux pas participer. Dur… 1 opération, puis 2, puis 3, j’enchaîne les blessures jusqu’à l’aube de 1994 où mes genoux ne tiennent plus qu’à un fil. La mort dans l’âme, je mets fin à ma carrière sportive

3/Ma reconversion

Je ne peux pas arrêter comme ça. J’aime trop cette activité sportive. Et puis toute cette expérience que j’ai acquise au sein de ce qui est alors la meilleure équipe du monde, ce serait dommage qu’elle termine enfouie au fond d’un sac sur les bancs de la fac. Je n’ai que 21 ans, je suis une gamine, mais les australiens me font confiance et m’engagent comme coach pour la saison de coupe du monde et les Jeux Olympiques de Lillehammer. Je me donne à fond, comme toujours. Je ne voudrais pas les décevoir. Je ne suis surement pas parfaite, mais je suis aux petits soins, hyper impliquée et les résultats sont là : 3 skieurs qualifiés pour les JO. Toute l’équipe progresse. Mon anglais aussi !

Ca m’a permis de passer le cap en douceur. Ce n’est pas si simple de commencer une vie « normale » après les années de compétition à très haut niveau. J’y parviens en restant dans mon élément : le ski. Monitrice de ski, vendeuse de skis, ski team manager, chef de produits ski…, en 20 ans, le ski a influencé toute ma vie. Je suis dans le domaine qui me passionne et j’aime transmettre. Face à moi, mes interlocuteurs ou mes élèves le sentent

4/Ski : le plaisir de transmettre

Aujourd’hui j’ai plusieurs casquettes, ça a toujours été un peu le cas d’ailleurs. Je suis définitivement une hyperactive. Toujours des idées et des envies plein la tête. 24 heures à peine dans une journée, ce n’est pas assez ! Chef de produit dans une marque de textile… de ski, je tiens un blog à l’intention de celles qui aiment la montagne (www.snowflike.com - happy women in the mountains) dans lequel je partage infos et conseils. Je suis également monitrice de ski à l’ESF de la Clusaz. J’y donne des cours de ski à des groupes de femmes et j’enseigne beaucoup aux enfants. J’adore. Avec eux on échange, on rit, la semaine de cours passe en un rien de temps. C’est très valorisant de voir les élèves, petits et grands, progresser et s’amuser, prendre confiance en eux et rentrer chez eux des étoiles pleins les yeux (et sur la poitrine J). Ca me rend fière.

Mon petit plaisir personnel ? Skier avec mes enfants. Bien sûr ils ont fait leurs premières glissades avec moi. Avec des skis pour les tout-petits que j’avais développés en tant que chef de produit. Pas dans le jardin, mais presque. A Montmin, toute petite station de ski à 10 minutes de la maison à l’époque. L’histoire se répète. Aujourd’hui ils sont en club. Ils skient très bien. Je suis encore devant, mais pas pour longtemps ! D’ici peu, ce sont eux qui emmèneront leurs parents skier. Ces moments à 4, c’est le bonheur absolu pour moi. Partager ma passion avec eux, les voir foncer, sauter, ne plus vouloir rentrer, même quand les remontées sont fermées, c’est merveilleux. Avec le réchauffement climatique, les prix qui s’envolent, je ne sais pas de quoi sera fait demain. Mais une chose est sûre, ces heures sur la neige auront donné un socle solide à notre famille

5/Le plaisir de la glisse perdure

Ah, une chose que je ne vous ai pas dite : le ski pour moi c’est vraiment magique. Même après toutes ces années, je ne suis jamais blasée et j’ai souvent du mal à m’arrêter à la fin de la journée, même lorsque les douleurs aux genoux sont là. J’aime les sensations de glisse sous mes pieds, le vent sur mon visage, le scintillement de la neige, les paysages à couper le souffle. Ca me procure un sentiment de liberté inégalé. Je me régale autant à tailler la courbe parfaite, qu’à slalomer entre les sapins, sauter ou glisser sur les petits rails du snowpark. Je vais même encore parfois dans les bosses quand la neige est douce. Mon plaisir secret ? Me laisser tomber à plat dos dans la poudreuse. Jouissif !

Neige, pluie, vent, froid, rien ne me rebute. Le secret, c’est de bien s’équiper. Aujourd’hui on trouve des tenues de ski femme à la fois techniques, chauds et élégants. La sélection ski de Bien-aimée.com est d’ailleurs particulièrement belle. Je fais aussi attention à la sécurité. Le respect des règles sur les pistes est un des éléments clés de mes cours de ski. Enfin bien sûr, je porte un casque de ski depuis 4 ans. En tant que maman et monitrice, je me dois de donner l’exemple.


Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai les spatules qui frétillent d’impatience avec l’arrivée de la neige. Alors je vous laisse, le « devoir » m’appelle !

 






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